08.11.2004
L'actualité en question
Comme pour Staline et bien d'autres, l'Histoire ne tardera pas à livrer le vrai visage d'Arafat
par Revue de presse
L'Europe, et la France au premier rang, ont construit et accrédité un portrait mythique d'un des personnages les plus odieux de l'actualité contemporaine. Après sa disparition, comme pour Staline, Mao ou bien d'autres, la vérité se fera jour et l'on découvrira que même pour nombre de Palestiniens, la vrai Arafat était un gangster et un tyran
Dans cette perspective nous diffusons l'article de Bret Stephens, paru dans les excellentes pages "Débats" du Wall Street Journal le 7 novembre.
Traduit par Albert Soued, écrivain, www.chez.com/soued
UN GANGSTER EN POLITIQUE
Ce qui reste de la cause palestinienne après sa disparition: rien !
En 1993, les Services Secrets britanniques ont commandé un rapport sur les sources de financement de l'OLP. Pendant des années, on a cru qu'Arafat avait fait fortune dans le bâtiment, alors qu'il exerçait son métier d'ingénieur civil au Koweit dans les années 50.
On a cru aussi que cet argent était à l'origine des ressources de l'OLP, avec les "5%" rétrocédés par les Palestiniens qui travaillaient dans les pays de la Ligue arabe. Mais les enquêteurs britanniques sont parvenus à la conclusion que les principales ressources de l'organisation palestinienne provenaient de "l'extorsion de fonds, des bakshish, de la contrebande d'armes et de drogues, du blanchiment d'argent et de la fraude", parvenant à la coquette somme de 14 milliards $.
En rétrospective, il est étonnant aussi de remarquer que l'année 1993 fut celle où on a fêté le chef de cette entreprise criminelle sur les pelouses de la Maison Blanche, parce qu'il avait "accepté de faire la paix avec Israël". Mais tout ce qui concerne les années 90 paraît "étonnant", c'est pourquoi un homme comme Arafat a pu prospérer comme tant d'autres, avec des mensonges…
Le "rais" était fondamentalement un gangster en politique, mais aussi le plus grand illusionniste du 20ème siècle. Il a réussi à créer par magie une cause, un peuple, à partir de rien, tout an rameutant autour de lui le monde entier (1). Aujourd'hui il est intéressant de voir ce qu'il laisse en héritage.
D'abord qui est Arafat ? Pour ceux qui l'ignorent encore, cet homme n'est pas Palestinien, contrairement à ses allégations d'être né tantôt à Gaza, tantôt à Jérusalem; ses parents l'étaient, mais lui est né au Caire et y a été élevé, parlant l'arabe égyptien; il n'a jamais pris part à la guerre israélo-arabe de 1948, ni à la "naqba" (catastrophe), que les Palestiniens considèrent comme le fait fondateur de leur nation. Arafat n'a pas participé non plus à la guerre de Suez, malgré ses nombreuses allégations y faisant référence.
Mais c'était l'époque de l'explosion du Tiers-Monde anti-colonialiste, de la politique de Bandoung de Sokarno l'indonésien, de Ben Bela, l'algérien, de Castro le cubain et de Nasser, l'égyptien. Et à cette époque Arafat est devenu un activiste à l'université du Caire, dirigeant l'union des étudiants de Palestine et commençant à se fabriquer un "personnage", keffyeh, uniforme, demi-barbe et plus tard, le revolver à la ceinture, afin de compenser une petite stature corpulente.
Comme l'ont écrit les biographes Judith et Barry Rubin, le résultat a été qu'Arafat a incarné un mélange de rôles: le combattant, le patriarche traditionnel et le Palestinien de la rue.
Aux environs de 1960, Arafat a co-fondé le Fath' ou "conquête", le mouvement politique qui allait devenir plus tard la faction dominante de l'Olp. En dehors de son objectif d'éliminer Israël de la scène du Moyen Orient, ce groupe n'avait aucune autre vision politique. Islamistes, nationalistes, communistes, panarabistes étaient tous les bienvenus. L'accent était mis sur la nécessité de la violence, car "les gens ne sont pas attirés par des discours mais par des balles", comme Arafat aimait à le dire. En 1964, le Fath' a commencé à entraîner des guerrillas en Syrie et en Algérie.
En 1965, il a lancé la 1ère attaque contre Israël, dans une pompe à essence, mais la bombe n'a pas explosé; toutes les autres tentatives ont échoué. C'est alors qu'Arafat tira la leçon de ces expériences, n'attaquer que des objectifs vulnérables et faciles, des civils.
C'est là que commence l'ère du terrorisme moderne, celui de la lâcheté (2): massacre de Munich en 1972, meurtre de diplomates américains à Khartoum en 1973, massacre d'écoliers à Maa'lot en 1974, etc…La renommée politique d'Arafat a suivi l'ampleur des atrocités commises. Ceci est dû en partie à la lâcheté des Européens devant une menace qui croit, en partie à une histoire d'amour secrète entre la gauche occidentale et cet homme authentique dans sa violence. Toujours est-il qu'en 1980, l'Europe a reconnu l'Olp, comme seul représentant légitime des Palestiniens, avec Arafat comme leader.
Les Américains se sont abstenus de suivre pendant une dizaine d'années, mais ont fini par céder à la pression internationale sous l'administration de Bush père. Pour le peuple palestinien, ce n'était pas tellement une bonne affaire. Si la violence d'Arafat contre les Israéliens et les juifs était choquante, celle à l'encontre des Palestiniens était encore pire.
Comme tous les libérateurs nationalistes qui l'ont précédé dans le monde, il n'acceptait aucune contradiction dans ses rangs. En 1987 par exemple, Ali Naji Adhami, un dessinateur humoriste a été assassiné à Londres dans la rue; son crime était d'avoir insinué dans son dessin que le rais avait une liaison "avec une femme mariée"…
Une fois au pouvo
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