14.08.2006
L'actualité en question
Le jeu pervers du Liban, la naïveté et l'incompétence du gouvernement Olmerth
par Robert Cotta
Il est à craindre que le Liban n'ait pas été guéri de son habituel aptitude à jouer avec les mots, à ruser, et à manier la parole en se gardant bien de passer aux actes. Et Olmerth, spécialiste de la langue de bois, se contente de paroles
Le Liban ne change décidément pas. Après l'assassinant d'Hariri, il s'est réjoui de la résolution 1559 lui demandant de désarmer le Hezbollah, mais jusqu'à ce jour il n'a pas tenté de le faire, se contentant de palabres internes pour faire croire "qu'il s'en occupe."
Et le Hezbollah a pu donc, en toute tranquillité, déclencher la guerre et son cortège de morts au Liban Sud.
Aujourd'hui, le gouvernement libanais signe des deux mains la Résolution 1701 qui l'oblige à déployer son armée dans le Sud Liban et à désarmer le Hezbollah.
Mais voilà que la veille de l'armistice, le gouvernement s'est réuni et a pris la décision... de ne pas prendre de décision sur la question du désarmement du Hezbollah. On en reparlera... après le cessez le feu ! Ainsi donc, le Liban encaisserait au comptant les dispositions à son avantage et remet aux calendes grecques celles qui importent à Israël.
Ainsi Israël arrêtera son pilonnage, et la destruction des infrastructures menaçantes du Hezbollah et le Liban ne donnera rien en échange !
Encore plus grave : Nasrallah, qui a déclaré accepter la résolution de l'ONU afin de forcer Israël à l'accepter, affirme maintenant qu'il n'était nullement question de désarmer.
Le moins que pouvait faire Israël aurait été de demander à l'ONU le report de l'application de la Résolution jusqu'à ce que le Hezbollah accepte son désarmement et que le gouvernement libanais s'engage à le faire.
Malheureusement, le gouvernement Olmerth n'a aucune ligne d'action précise. Il navique à vue, s'est révélé incapable de conduire la guerre et semble tout aussi incapable de conduire la paix.
Déjà, on annonce un début de retrait des tanks, et Olmerth se dit prêt à négocier l'échange des prisonniers.
Mais alors pourquoi avoir fait cette guerre si Olmerth était prêt à négocier la restitution des otages que demandait le Hezbollah ?
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