Essais sur le judaïsme Nessim Robert Cohen-Tanugi
Identité juive
Le Judaïsme : une idée neuve pour le 21è siècle
Introduction
Depuis plus de 2500 ans on prédit la mort du Judaïsme ; dont les racines plongent plus de 3500 ans dans le passé, quasiment au temps de la préhistoire. Il y a déjà deux mille ans, Saint Paul le qualifiait de « vieil homme », cette vision du monde déjà âgée de 1500 ans !
Combien de Juifs, également, égarés et subjugués par la civilisation dominante de leur temps, ont aussi été victimes de cette illusion et ont choisi ce qu’ils croyaient être la modernité, alors qu’ils n’embrassaient avec délices que les valeurs d’une civilisation crépusculaire ? Ils se voulaient plus Egyptiens que les Egyptiens, plus Babyloniens, plus Persans, plus Grecs, plus Romains, plus Espagnols, Français, Allemands ou Américains que leurs modèles. Comble de l’ironie, il en est aujourd’hui, et non des moindres, qui se croient plus Israéliens que… les Juifs !
Ce vieil homme dont on ne cesse d’attendre et de prévoir l’agonie, a enterré toutes les civilisations si arrogantes et hostiles à son égard. Les civilisations et les nations passent et le Judaïsme demeure.
La vérité est exactement à l’opposé : le Judaïsme est une idée neuve, et jamais peut-être le monde n’a eu autant besoin de lui. C’est une idée révolutionnaire qui par ses valeurs disqualifie les usages de tous les temps et, en ce sens le Judaïsme est toujours subversif pour les autres civilisations qui lui sont contemporaines.
De manière quasi invisible, il est à la fois la référence et en même temps la contre-valeur de toute civilisation. Tout part de lui et tout revient à lui.
D’où vient le christianisme et contre quoi bute-t-il aujourd’hui ? D’où vient l’Islam et contre quoi bute-t-il aujourd’hui ? Qu’est-ce que la gauche, sinon l’héritière laïcisée de « l’humanisme » biblique ? Qu’est ce que la droite, sinon l’héritière des valeurs juives de la famille, de la religion ; du travail, de la patrie, de la maîtrise des pulsions sexuelles ; du respect envers dieu ? Qu’est-ce que l’écologie, sinon la dénonciation du mésusage par l’homme des beautés de la nature, mésusage et beauté qui sont des thèmes récurrents de « l’Ancien » Testament qui n’a jamais fini de rester neuf ! Qu’est-ce que l’alter-mondialisme, sinon la foi en un monde à venir, plus digne et conforme à la vocation de l’homme ?
Mais alors pourquoi toutes ces idéologies combattent-elles le Judaïsme au lieu de s’en inspirer ouvertement ? C’est que toutes veulent extraire une part du Judaïsme et en rejeter totalement les reste. Elles traduisent donc trahissent le Judaïsme dont la survie devient celle d’un témoin gênant : il convient de le supprimer !
Le Judaïsme est la vérité et l’avenir du monde, un avenir auquel il convie les autres pour le partager, mais « chacun sous sa vigne, chacun sous son figuier », aux antipodes de tous les totalitarismes qui rêvent d’unifier en uniformisant alors que le Judaïsme appelle à une universalité respectueuse des nations, des différences et de l’épanouissement de toutes les potentialités de l’homme.
A suivre
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